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Des vols commerciaux en ballon dirigeable pour 2025 ?

crédit photo : hybridairvehicles.com
crédit photo : hybridairvehicles.com

Un projet porté et présenté par la société britannique Hybrid Air Vehicles (HAV) fin mai 2021. En misant sur le ballon dirigeable, elle espère mettre en lumière un mode de transport aérien alternatif et vert.

 

Dans une démarche de réflexion sur les émissions de CO2 engendrées par les circulations des avions, Hybrid Air Vehicles (HAV) s’intéresse à un nouveau mode de transport. Son objectif, assurer des liaisons entre plusieurs villes européennes avec des ballons dirigeables.

D’après la société britannique, le dirigeable « n’est pas un produit de luxe, c’est une solution pratique aux défis imposés par la crise climatique ». Pour cause, un tel mode de transport aérien pourrait permettre de mieux contrôler l’empreinte carbone. De quoi réduire de 90% les émissions de CO2 par rapport aux avions selon la société. HAV veut alors utiliser le ballon dirigeable comme une alternative aux enjeux environnementaux.

Pour autant, le projet initial pourrait s’appliquer sur des vols courts. « Nous avons des avions conçus pour parcourir de très longues distances, utilisés sur de très courtes distances » explique la société. Pour autant, ces distances pourraient être effectuées « avec une petite fraction des émissions des options aériennes actuelles ».

HAV a alors dressé fin mai une liste de liaisons à desservir si son projet voit le jour en 2025. Par exemple Liverpool-Belfast, qui prendrait cinq heures et vingt minutes, ou encore Barcelone – Palma de Majorque en quatre heures et demie. Des vols en dirigeables dont la durée serait équivalente aux vols en avion, mais pour des émissions bien moindres. Le directeur général de HAV Tom Grundy estime que l’empreinte carbone par passager serait d’environ 4,5 kg, contre environ 53 kg avec un avion à réaction moyen.

 

Un premier prototype

Dans sa quête de moyens de transports alternatifs et verts, HAV a déjà son cap : produire 12 dirigeables par an d’ici 2025. Le premier du genre est Airlander 10, que la société continue de perfectionner pour en faire un engin hybride-électrique. À l’heure actuelle, il peut « réduire les émissions jusqu’à 75 % par rapport à des avions comparables dans un large éventail de rôles » estime la société.

D’après les estimations, la valeur du marché des dirigeables pourrait atteindre 50 milliards de dollars pour les 20 prochaines années. Son deuxième objectif sera donc de vendre « 265 de ses Airlander » au cours de cette période. HAV a d’ailleurs signé un premier accord avec la société de luxe suédoise OceanSky Cruise. Elle souhaite utiliser l’appareil pour un « voyage expérimental » au-dessus du pôle Nord.

Bien que les premiers vols d’essai du Airlander 10 n’aient pas été très concluants, HAV reste optimiste. Elle continue de négocier avec les compagnies aériennes pour tenter d’utiliser certaines routes avec son projet, et démocratiser à l’avenir le vol en dirigeable.