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Édito Du 7 Février 2014 Par Sophie Péters

Par Sophie Péters, coach, psychanalyste, et dirigeante de Sens&Perspectives. Elle écrit des chroniques dans Le Monde et à La Tribune et anime la Libre Antenne le vendredi sur Europe1 de 23h à 1h, à l’écoute des auditeurs.sophie-peters

EMPRUNTONS LE CHEMIN DE L’OPTIMISME !

L’optimisme n’est pas une façon de vouloir le monde différent de celui qu’il est. Mais celle de décider de le fabriquer autrement. A la fois pari sur la volonté, sur des « possibles », sur des ressources positives et sur des actions opportunes, l’optimisme est en chemin…est un chemin. Celui emprunté par UpNews ou Affaires d’Optimisme, à l’origine de la Nuit de l’Optimisme, animés par la conviction de pouvoir changer les choses. Celui qui commence à se dessiner sous les pas de Français et Françaises, dont je suis, qui refusent obstinément de baisser les bras en plein marasme, bien décidés à affronter les difficultés sans risquer le doute ou le désespoir, et prêts à tendre une main à celui ou celle qui peine au bord de la route.

Pourtant, me direz-vous, le moral des Français est au plus bas. Aux questions liées à leur état d’esprit actuel, les personnes sondées par la dernière enquête d’OpinionWay pour le Cevipof, mettent trois mots négatifs en tête des qualificatifs. La morosité (34%), la lassitude (31%) et la méfiance (30%) apparaissent avant la sérénité (15%) et le bien-être (14%) ou l’enthousiasme (8%).
De l’optimisme ? Point. Or, c’est justement de lui dont nous avons tant besoin en plein marasme. Une capacité à entrer dans une dynamique constructive au lieu d’un pessimisme qui entraîne dans son sillage une spirale négative. Ainsi la position de l’optimiste définie par Leibniz ne consiste pas à penser que tout est bien mais à accepter la réalité telle qu’elle est pour l’améliorer dans une action collective. L’optimiste voit une réalité à travailler là où le pessimiste est un idéaliste déçu de la réalité. Ce n’est donc pas uniquement une façon de voir le monde mais surtout une façon d’agir sur celui-ci.
Ce capital d’enthousiasme, de motivation et d’énergie commence à émerger dans mille et un recoin de l’hexagone. Partout l’on croise la route de femmes et d’hommes aux idées et aux comportements générateurs d’inspiration, d’énergie et d’enthousiasme propres à accompagner notre mutation.
Être optimiste c’est donc savoir optimiser. Comment ? En regardant les forces plutôt que les défauts. Celles à cultiver et celles à développer. Quant aux difficultés, si elles constituent une réalité objective, elles ne produisent pas de performance. Reste à les compenser par les points forts. Et à surmonter les peurs et les images négatives, connaître les règles du jeu, accepter ses points faibles, tirer profit de l’échec et assumer ses actes.

L’optimisme, facteur de réussite en période de crise ? À coup sûr ! Il crée les conditions individuelles et collectives de la persévérance. Patience, effort, et courage une voie à explorer désormais à condition de changer notre représentation du monde. Il nous faudra certes plus d’une nuit pour inverser la tendance dépressive.

Mais celle de l’optimisme est, elle, résolument en chemin et va nous y aider. Il y a de quoi nous en réjouir en gardant à l’esprit la formule de Winston Churchill : « le succès c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme ».

 

 

 

 

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