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La première station d’épuration au monde qui produit de l’hydrogène vert

crédit photo : pixabay.com
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Une méthode 100% renouvelable signée Veolia est actuellement en court d’expérimentation. La multinationale française entend pouvoir produire une source d’énergie à partir de la transformation de déchets.

 

Veolia avait déjà commencé en 2018 à expérimenter les boues d’épuration pour en faire du gaz à haut potentiel énergétique. Le principe, mélanger les boues avec de la matière sèche comme des déchets de bois en provenance d’exploitations agricoles. Le tout est ensuite associé à de la vapeur d’eau et de l’oxygène avant d’être chauffé jusqu’à 1000 degrés.

Toujours dans sa démarche de réduire à zéro toute émission nette de CO2 d’ici 2050, Véolia continue d’expérimenter son procéder de création d’énergie verte en valorisant les eaux usées. La multinationale est en partenariat avec la Métropole Toulon Provence Méditerranée pour continuer à expérimenter sa station d’épuration.

Cette fois-ci, le principe se base sur l’utilisation des boues d’épuration. « Ce sont des bactéries qui se développent pour traiter la pollution présente dans les eaux qui arrivent à la station. Elles permettent d’épurer les eaux avant le rejet dans le milieu naturel. On les extrait et derrière on les traite pour commencer à produire de l’hydrogène » explique Alain Le Divenach, directeur technique Veolia eau pour la région Méditerranée.

Le but de Veolia, éviter de rejeter du gaz carbonique dans l’atmosphère pour le réutiliser. La station travaille notamment pour le transformer en algues. « Les algues utilisent le gaz carbonique pour se développer et chercher à valoriser ces algues par exemple pour l’alimentation animale » souligne Alain Le Divenach.

 

Faire rouler des véhicules à l’hydrogène vert 

À l’issue de cette transformation des déchets en source d’énergie renouvelable, Veolia prévoit d’alimenter certains types de transports lourds. En effet, bus, camions et bennes à ordures ménagères pourraient bénéficier de l’hydrogène vert. Des véhicules qui iraient se recharger directement à la station d’épuration.

Une telle source d’énergie correspond à une recharge en hydrogène aussi rapide qu’une recharge en essence ou en gazoil pour un véhicule. Le tout pour un résultat nettement moins polluant. Comme l’explique Alain Le Divenach, « le seul rejet dans l’atmosphère c’est la vapeur d’eau ». Ainsi, aucun gaz nocif n’est rejeté par le véhicule.

Un tel procédé met en valeur chaque déchet pour le réutiliser et a de quoi devenir attractif à l’avenir. Cette production d’hydrogène renouvelable « intéresse beaucoup de monde à la fois au niveau du pilote et sur des installation futures ». Dès l’été 2021, l’hydrogène vert devrait d’ailleurs alimenter deux véhicules et une navette maritime.

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