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Interview Pepsnews : Anne Depetrini nous révèle ses méthodes de bien-être

Anne Depetrini La Quête

 

Anne Depetrini correspond tout à fait à l’image que l’on a pu avoir de Canal+, la chaine qui l’a révélée : intelligente et pétillante sans pour autant se prendre au sérieux. Son leitmotiv : s’épanouir, ce qu’elle fait désormais en tant que comédienne, réalisatrice et autrice. Son premier livre, « La Quête » sorti aux éditions Flammarion, raconte avec humour son parcours amoureux mais aussi personnel et les différentes méthodes qu’elle a pu expérimenter « dans sa recherche d’une meilleure version d’elle-même ». Rencontre avec Anne Depetrini.

 

Anne Depetrini

 

Quels enseignements retires-tu des différentes méthodes que tu as testées ?

Anne Depetrini : « Alors, la psychanalyse pour le coup ça marche, notamment sur l’angoisse, ça aide beaucoup. L’astrologie, c’est rigolo ! Les médiums, c’est comme une série dont tu es le personnage principal, parfois c’est complètement vrai donc tu y retournes et parfois c’est n’importe quoi donc tu y retournes aussi… (rires)

Le magnétiseur, il y a un véritable effet, mentalement et physiquement, sur les douleurs, sur les brûlures. C’est notamment utilisé dans certains services de cancérologie après les séances de radiothérapie.

La méditation, c’est l’intention qu’on y met, c’est comme la prière : se concentrer avec la volonté d’aller mieux, c’est un moment que l’on s’accorde ».

Envisages-tu d’expérimenter de nouvelles méthodes ?

Anne Depetrini : « En décortiquant toutes ces méthodes je commence à voir comment ça marche, donc j’ai un peu fait le tour. Le cerveau est malléable, plastique, il faut le rééduquer pour chercher ce qu’il y a de bien, car spontanément il va chercher ce qui ne va pas, pour nous protéger. C’est pour cela que l’on accorde beaucoup plus d’importance à une remarque négative, sauf que c’est un cercle vicieux car le négatif appelle le négatif.

Quand on commence à regarder ce qui va bien, là ou ça s’est bien passé, ce que l’on désire pour sa vie, finalement on l’éduque à chercher cela. Il y a la chimie du cerveau mais aussi sa plasticité, on a du pouvoir sur lui. Toutes ces disciplines convergent dans le même sens en fait, se poser, réfléchir à soi, se faire du bien. Un exercice simple consiste à se remémorer chaque soir 3 évènements positifs de sa journée ».

Tu as souvent dit que le rire est l’un de tes moteurs au quotidien. Ne serait-ce pas la meilleure méthode pour bien vivre ?

Anne Depetrini : « D’abord je trouve que le rire est une élégance que l’on doit aux autres, un peu comme les Anglais. Mais c’est aussi une élégance que l’on doit à soi-même. Ne pas invoquer ses propres problèmes, c’est aussi les maintenir à distance. Ça ne veut pas dire qu’on les règle et qu’on n’est pas malheureux mais c’est un premier pas pour aller mieux et ne pas se dissoudre dans les aléas de la vie.

Dans chaque situation même quand ça ne va pas, si tu poses le cadre un peu différemment, il y a toujours un angle où l’on peut quand même un peu rigoler en vrai, pas du tout pour ignorer que ça ne va pas mais juste comme un cataplasme qui soulage, qui met un peu de distance et qui permet de reprendre le contrôle.

Et puis avec le rire il n’y a jamais d’excès, on ne peut pas « trop rire », ni avoir de gueule de bois. Et une fois que l’on a ri avec quelqu’un, il y a une complicité de facto qui s’établit, c’est hyper immédiat. C’est un point d’entrée génial, il n’y a que des avantages. C’est pourquoi j’essaie de débusquer le rire partout (rires).

Enfin ce qui est génial avec l’humour c’est le pas de côté, notamment par rapport à l’humour noir qui est tant décrié actuellement. Quand une blague sur un sujet controversé fait rire, c’est qu’elle est intelligente, cela veut dire qu’on a regardé la situation avec un peu de hauteur et c’est une façon d’avancer en fait ».

« La Quête » est disponible en librairie, plateformes en ligne et E-book.