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Positive Story : le chanteur Michal nous dit tout sur son retour, ses projets et ses engagements

Crédit : Bixente Simonet

Michal revient sur le devant de la scène. Le chanteur  de la star Academy est remonté sur scène il y a peu. Et il ne semble pas prêt de s’arrêter là, puisqu’il a plusieurs projets  en préparation. Pour son retour, Michal Kwiatkowski a donné une interview à Pepsnews et s’est livré sur sa carrière, son évolution, ses projets  et tout ce qui l’a mené à être qui il est. Une magnifique positive story !

-Le dernier single que tu as sorti, « l’amour de mon père », correspond à un moment important de ta vie. Est-ce que tu peux nous expliquer ?

Effectivement la chanson parle de mon enfance. Mais c’est aussi la première fois que je parle de mon père. Donc je retranscris cette relation que j’ai eue avec lui. Une relation assez compliquée puisque j’ai perdu ma mère quand j’avais 10 ans. Ça nous a un peu éloignés et on a mis des années avant de recréer une relation. Je n’en avais jamais parlé dans les interviews ou en chanson. J’étais assez pudique sur cette relation, par respect pour lui. Mais aujourd’hui, j’ai décidé d’en parler car je suis dans une période importante de ma vie. La « pause COVID » y est pour quelque chose je pense. Il y a eu une déchirure dans le milieu musical. Et pour moi comme pour beaucoup d’autres artistes, on ose dire les choses.

-Tu as décidé d’écrire cette chanson en français. Pourquoi ce choix,  toi qui écris beaucoup plus en anglais ?

Le sujet est tellement important qu’il fallait que ce soit en français. Lorsque je fais cette chanson sur scène, je veux que les gens comprennent. Et je pense avoir raison car lorsque je vois leurs réactions, ils sont vraiment touchés.

-Est-ce que tu attendais ton retour sur scène, après le Covid, avec impatience  (au théâtre de l’Oeuvre) ?

Oui absolument, et je ne m’en suis toujours pas remis ! C’était mon premier concert parisien depuis 3 ans. Je n’ai jamais eu de pause aussi longue sans scène. J’avais très hâte.

-Est-ce que c’est un nouveau départ de ta carrière ?

Je pense que oui. Ou en tout cas c’est un nouveau chapitre qui s’ouvre. Sans oublier ce que j’ai fait avant bien sûr. J’apprends toujours de ce que j’ai fait, mais je passe à autre chose, j’avance.

Les images de ta dernière scène au théâtre de l’oeuvre te montraient très ému, tu peux nous expliquer les raisons ?

Oui, pour plusieurs raisons. Le fait de revenir après cette longue pause m’a fait du bien. Mais aussi la mise en scène du spectacle. C’était la première fois que je faisais une sorte d’autobiographie en chanson. J’y raconte ma vie, le décès de ma mère, l’alcoolisme de mon père et plein d’autres choses. Ce sont toutes ces histoires, qui sont faites de joie mais aussi de blessures, que j’ai voulu raconter. Et c’est la première fois de ma vie que je raconte ça sur scène. Donc partager toutes ces choses avec des gens c’est très troublant, mais en même temps très beau.

-C’était compliqué d’écrire ces choses que tu as vécu ?

Je faisais des séances d’écriture qui duraient des heures. Et parfois il y avait des détails de ma vie qui ne me semblaient pas importants d’écrire. Puis Eric, mon metteur en scène, m’a poussé à les dire finalement. Il m’a dit que c’était génial alors que moi, je pensais que ça n’intéressait personne. Mais avec le recul, j’ai compris que les gens qui m’écoutaient pouvaient s’identifier à certaines paroles. Heureusement que je n’étais pas seul. Cela aurait été très dur sans un regard extérieur d’écrire toutes ces choses intimes.

-Tu as créée ton école de chant. Depuis quand est-ce que tu as ce désir d’enseigner la musique ?

Pour être honnête, ce n’était pas vraiment le désir d’enseigner. C’était surtout pour avoir un plan B. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai senti qu’il allait y avoir une période un peu noire, et je ne me suis pas trompé. Et je me suis dit que je savais faire des choses, en l’occurrence chanter. J’y prends beaucoup de plaisir alors pourquoi pas transmettre cet amour de la chanson. Et donc c’était une très bonne décision puisqu’on n’avait plus la possibilité de monter sur scène… Et grâce à mes élèves et mes cours, j’ai pu rester au contact de la musique pendant la période COVID.

-Tu as fait ton coming-out il y a plusieurs années dans un contexte sociétal qui n’est pas le même qu’aujourd’hui, et surtout à un moment de ta carrière où la lumière était sur toi. Pourquoi avoir fait ce choix ?

J’ai fait ce choix pour m’engager davantage dans la lutte contre l’homophobie. J’avais vraiment envie d’aider les associations, les fondations… Et donc j’ai profité de cette lumière, cette notoriété pour faire avancer la cause. Après mon passage à la star Academy, j’ai averti ma famille puis le grand public de ce choix.

-Est-ce que tu as ressenti un changement de comportement des gens après ton coming-out ?

Non aucun changement. Ni de la part de ma famille ni chez les personnes qui m’écoutent. Je me considère comme chanceux, car ce n’est pas le cas de tout le monde. Notamment en Pologne où j’ai l’impression que la situation s’est encore plus dégradée que lorsque j’y étais.

-Tu soutiens la fondation Le Refuge qui vient en aide aux communautés LGBT. Es-tu toujours leur ambassadeur  et comment tu as réagi à la polémique qui a touché l’association ?

Oui, je suis plus que jamais le parrain de la fondation. C’était une période difficile pour tous ceux qui soutiennent l’association. J’avais sorti un single à l’époque pour « Le Refuge » avec un autre artiste qui s’appelle Zanarelli. Et donc le scandale a éclaté au moment où nous avons sorti cette chanson. Pour en faire la promo c’était très compliqué. Je me suis retiré un petit moment, mais sans abandonner ce poste d’ambassadeur qui me tient beaucoup à cœur. Il fallait que je prenne du recul pour comprendre les choses, et j’ai bien fait.

Le Refuge a une nouvelle équipe, et j’en suis très content et je suis fier d’en être l’ambassadeur. Elle aide tellement de jeunes et malheureusement, son image a été noircie par des éléments perturbateurs. Et donc c’est aussi mon rôle de soutenir la fondation et j’encourage tout le monde à le faire.

-Ça fera bientôt 20 ans que tu vis en France, qu’est-ce que le pays représente pour toi ?

C’est ma maison. J’ai passé plus de temps en France qu’en Pologne, mon pays d’origine. Je suis tellement bien ici, j’ai été très bien accueilli. C’est une belle histoire d’amour que je vis avec la France, et je suis très reconnaissant.

-Tu as des fans fidèles qui te suivent depuis tes débuts, cela te donne de la force  ?

Je suis très chanceux. Il y a un noyau qui me suit depuis 2003, et c’est extra-ordinaire. Evidemment j’en ai perdu et c’est normal. Mais d’autres sont également arrivés en route et je suis très content de mes fans aujourd’hui.

-Il y a une rumeur sur ton retour à la star Academy en tant que membre du jury, tu peux nous aiguiller ?

Je n’en avais pas connaissance moi-même avant cette rumeur ! C’est assez drôle parce que la rumeur vient de mon interview avec Laurent Ruquier. Il m’a demandé si c’était quelque chose qui pouvait m’intéresser, et bien sûr j’ai répondu oui. Et donc, la rumeur est née comme ça. Elle n’est fondée sur aucune proposition de la production ni d’une envie de ma part. En tout cas, si on me le propose, je pourrai l’envisager. Après ce serait un chamboulement énorme. J’ai mes cours et différents projets donc ce n’est pas à l’ordre du jour.

-En parlant de la Star Academy, des années plus tard, qu’est-ce que ça représente pour toi ?

D’excellents souvenirs d’enfance, puisque j’étais beaucoup plus jeune, j’avais 19 ans. C’était un concentré de tout ce qui allait m’attendre dans la vie. L’émission m’a en quelque sorte montré le meilleur comme le pire. Le meilleur puisque j’étais sur un beau plateau, avec des artistes extraordinaires… Et surtout je commençais à vivre de ma passion. Et le pire parce que c’est un boulot qui te fait travailler souvent en urgence, on dort peu, on travaille énormément… Donc j’ai découvert cette vie-là à la Star Academy.

-Tu prépares un EP, tu peux nous en dire plus ?

Je pense que ce projet sera un peu le mélange de tout ce que j’ai fait jusqu’à aujourd’hui. C’est à dire un mix de mon album Chopin etc… couplé avec l’album que j’ai sorti sous le pseudonyme de Self Concept. Donc deux univers très différents qui se réuniront dans ce projet. Une majorité des musiques seront en anglais. J’ai plus de facilités musicales dans cette langue.

-Quels sont les conseils que tu donnerais à quelqu’un qui se lance dans la musique ?

Tout d’abord de trouver un équilibre si on veut vraiment vivre de cet art qu’est la musique. Ne pas faire de compromis également. Je pense aussi qu’il faut se demander en amont si c’est le métier dont tu rêves. Il est important de ne pas se tromper, comme dans chaque métier…

 

 

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