Accueil +Santé Santé : un nouveau test pour prévenir le cancer du sein à...

Santé : un nouveau test pour prévenir le cancer du sein à l’étude

(crédits_bonneimages)
(crédits-bonneimages)

En France, le cancer du sein représente un tiers de l’ensemble des nouveaux cas de cancers chez la femme, et la première cause de décès par cancer chez la femme. Il touche également l’homme dans une moindre mesure et fait l’objet d’un programme national de dépistage organisé afin d’être détecté précocement.

Des chercheurs tentent actuellement de mettre au point un test sanguin pour permettre son dépistage avant son apparition.
Le cancer du sein peut être détecté jusqu’à cinq ans avant que ne soit décelé de signes cliniques, identifiant la réponse immunitaire du corps aux substances produites par les cellules tumorales.

Les recherches présentées lors de la conférence sur le cancer organisées par le CNRI en 2019 plutôt cette semaine par des chercheurs de l’Université de Nottingham au Royaume Uni, expliquent que les antigènes associés à la tumeur sont de bons indicateurs du cancer.

Ils ont maintenant développé des panels de TAA connus déjà associés au cancer du sein pour détecter la présence ou non d’auto-anticorps dans les échantillons de sang prélevés chez des patients.

Dans le cadre d’une étude pilote, les chercheurs ont prélevé des échantillons de sang chez 90 patientes atteintes d’un cancer du sein au moment de leur diagnostic et les ont comparées à des échantillons d’un groupe témoin prélevés sur 90 patientes sans cancer du sein.

Ils ont utilisé une technologie de dépistage qui leur permettait de détecter rapidement la présence d’auto-anticorps dans 40 échantillons de sang associés au cancer du sein, ainsi que 27 autres qui n’étaient pas liés à la maladie.

«Les résultats de notre étude ont montré que le cancer du sein induisait des auto-anticorps dirigés contre des antigènes spécifiques associés à une tumeur», a déclaré Daniyah Alfattani, une doctorante du groupe qui a présenté la recherche à la conférence du CNRI. « Nous avons pu détecter le cancer avec une précision raisonnable en identifiant ces auto-anticorps dans le sang. »

Daniyah Alfattani rajoute que « ces résultats sont encourageants et indiquent qu’il est possible de détecter un signal de cancer du sein précoce. Une fois que nous avons amélioré la précision du test, il est alors possible d’utiliser un simple test sanguin pour améliorer la détection précoce de la maladie. »

Les chercheurs estiment qu’avec un programme de développement entièrement financé, le test pourrait être disponible en clinique d’ici quatre à cinq ans.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici